Asnières c’est super, mais fin octobre se tenait le plus gros festival du jeu de plateau au monde, j’ai nommé le Essen SPIEL Messe. Cette année, 209 000 visiteurs ont fait le déplacement, pour jouer et manger de la saucisse sous toutes ses formes (oui car Essen est en Allemagne). Par conséquent, il fallait bien que les Ludophiles soient présents eux aussi !

Cédric, Manu, Tibo et Yoshi s’y sont rendus cette année pour y passer 2 petits jours sur les 4 que propose le salon.

Vendredi 25 octobre :

On commence par le stand de FryxGames ! Et oui, organisation de la Coupe de France Terraforming Mars oblige, nous avons été directement chez nos amis suédois, où nous avons pu faire une partie découverte de la toute dernière extension Turmoil expliquée par Ingrid (la maman des créateurs du jeu) et Daniel Fryxelius. Nous n’avons pas fait une partie complète, mais juste 3 tours pour découvrir cette extension.On sent un gros potentiel dans cette extension, mais comme la première partie avec l’extension Colonies, on ne sait pas trop comment bien exploiter cela. Turmoil ajoute un mécanisme simulant un parlement (gouvernement) ainsi que des événements sur Mars. Selon le parti au pouvoir, une politique (bonus) différente est disponible et des événements pouvant être anticipés impactent tout les joueurs. Le parti au pouvoir change après chaque phase de production, qui est suivie d’un événement. Durant la génération, il est possible de placer des délégués de sa couleur (pour 5 méga-crédits à partir du deuxième délégué, le premier étant gratuit) dans un ou plusieurs partis afin d’influer sur le prochain gouvernement au pouvoir et par conséquent sur la politique (bonus) de la prochaine génération.

Et nous avons bien sûr fait nos fanboys avec le créateur de Terraforming Mars, Monsieur Jacob Fryxelius. FryxGames c’est avant tout une aventure de famille : Lennart et Ingrid, mordus de jeux, ont eu 16 enfants (non ce n’est pas une erreur de frappe c’est bien 16 !), 10 garçons dont Enoch, Jacob, Daniel, Jonathan, Isaac, Thomas et Benjamin, tous créateurs de jeux. Une très belle histoire de famille.Capitale du jeu oblige, on tombe sur plein de gens, dont Rene de Vindjeu, qui a récemment fait un article sur la Coupe de France Terraforming Mars ! On savait qu’il était sympa, mais c’est encore mieux de pouvoir le rencontrer en personne.

Petit tour ensuite chez Black Rock avec la découverte de it’s a Wonderful World, un jeu de draft où l’on construit son empire. En simultané, chaque joueur doit choisir une carte et la poser devant lui puis, une fois la draft terminée, les joueurs choisissent les cartes qu’ils gardent (pour les construire) et les cartes qu’ils jettent. Les cartes jetées apportent des ressources aidant à construire les autres cartes. Une fois une carte construite, elle apporte des ressources et/ou des points de victoires. Le mécanisme permettant de produire chaque ressource séparément est astucieux, mais nous n’avons pas été emballé par ce jeu. Il devrait tout de même plaire aux joueurs qui aiment 7 Wonders.Score final : Yoshi 73 points, Tibo 64 points, Manu 43 points et Cédric 34 points.

Après une courte pause déjeuner, on enchaîne chez un de nos éditeurs préférés, What’s Your Game ! (ce n’est pas Manu qui vous dira le contraire) Pas beaucoup de nouveautés chez eux, à part l’extension de Railroad Revolution.Dans ce jeu, les joueurs font la course au développement du chemin de fer à travers les États-Unis d’Amérique. Cette extension apporte énormément au jeu en offrant des stratégies supplémentaires grâce aux nouvelles tuiles de scoring, aux wagons que l’on peut désormais attacher à notre locomotive et qui offrent des actions plus puissantes. Tout simplement excellent !

Nous avons fini notre première journée au salon par une réunion chez Intrafin Games, notre partenaire pour l’organisation de la Coupe de France de Terraforming Mars. Pour clôturer cette belle première journée, nous avons ensuite été dans un pub irlandais non loin du salon où nous avons pu faire quelques rencontres, dont le créateur du jeu Nippon et Edward de la chaîne Youtube Heavy Cardboard !

Samedi 26 octobre :

Manu et Yoshi ont commencé leur matinée chez Oink Games, un petit éditeur japonais à qui nous devons les excellents Deep Sea Adventure, Troika ou encore Maskmen.Sur leur très joli stand, nous avons pu découvrir deux nouveautés. Nine Tiles Panic, un petit jeu de rapidité dans lequel chaque joueur doit placer le plus rapidement possible 9 tuiles (tout les joueurs ont les mêmes) afin de répondre au mieux aux objectifs de chaque manche tout en respectant des règles de placement et surtout le chrono ! Excellent petit jeu, on s’amusait tellement qu’on a oublié de prendre une photo de la partie, mais on a pris une photo de la boite quand même.Ensuite nous avons pu tester Tricks and the Phantom, un excellent petit jeu jeu d’enquête et de bluff un peu dans le ton d’un Complots.

Pendant ce temps, Cédric et Tibo arpentent eux aussi le salon de leur côté: un tour sur le stand de Stronghold pour acheter des lots pour la CdF TM, suivi d’une balade dans les allées à la recherche de tables pour jouer aux dernières nouveautés. Malheureusement, les très attendus Tapestry et l’extension de Wingspan n’étaient pas jouables sur le stand de Matagot. Et beaucoup de tables étaient prises d’assaut pour Everdell, Aquatica et bien d’autres.

Ils ont quand même pu tester le très bon Bruxelles 1897, le jeu de cartes inspiré du jeu expert Bruxelles 1893. Cette version est bien plus simple que le jeu de plateau, mais reste néanmoins un bon jeu expert au vu des différentes stratégies et combinaisons possibles. En résumé, le jeu est une course à la gloire entre architectes, qui se joue en 4 tours, soit environ 30 minutes à 2 joueurs. Grâce à des mécaniques très simples d’achat de cartes (quelqu’un a parlé de Dominion ? :)), vous pouvez réaliser différentes actions : acheter des matériaux et construire des bâtiments, acheter des œuvres d’art et les exposer, ou recruter des notables qui vous apportent des actions bonus et assurent plus facilement votre enrichissement personnel. Chaque action vous rapporte des points de victoire selon différents barèmes. Chaque fin de tour et en fin de partie, vous gagnez d’autres points de victoires selon les combinaisons de cartes que vous avez jouées (notamment selon les figures géométriques que vous réalisez en posant vos cartes sur la zone de jeu : une mécanique que je n’avais jamais vue ailleurs) et selon des barèmes de majorité qu’il faudra bien anticiper tout au long de la partie. Pour citer un célèbre joueur japonais : pour gagner il faut avoir le plus de points de victoire et ce jour-là, c’est Cédric qui a écrasé Thibault. Le jeu est vraiment accessible à tous et plaisant à jouer dès la première partie, mais on sent bien qu’il en faudra des dizaines d’autres pour vraiment bien maîtriser les détails. De plus, l’édition premium fournit un magnifique tapis de jeu qui améliore grandement la lisibilité des parties et un Manneken-Pis miniature pour le jeton premier joueur.

Nous devions repasser chez Intrafin Games vers 11h. Sur le chemin nous avons vu Crusader King, le jeu de plateau basé sur le jeu vidéo des studios Paradox. Un jeu où vous devez contrôler une lignée (famille) et assoir votre pouvoir en usant de tous les stratagèmes possibles, du mariage à l’assassinat.

Nous avons aussi vu le petit stand de l’éditeur taïwanais Moaideas Game Design. Ils présentaient notamment East Indiaman, un jeu dans lequel chaque joueur doit gérer sa flotte de navires ainsi que son commerce d’épices, de soie ou encore de thé afin de créer son empire commercial. Symphony n°9 était aussi à l’honneur sur leur stand, un jeu où chaque joueur prend le rôle d’un mécène afin d’obtenir les plus grandes compositions musicales pour la cour de son pays.

Après notre seconde réunion avec Intrafin, nous avons fait un tour chez Wizkids, connu pour avoir édité le très gros jeu Mage Knight. Nous voulions tester Flotilla, dont nous avions entendu beaucoup de bien, mais malheureusement nous n’avons pas réussi à avoir de table.(Dans Flotilla, le niveau de la mer a monté et il faut désormais construire des villes flottantes sur l’eau pour sauver l’humanité ! C’est un jeu de deck building et de placement.)

Nous avons en revanche pu tester Sovreign’s chain.C’est un petit jeu de cartes astucieux où il faut faire une chaîne de 7 cartes et avoir la plus grande différence entre les deux familles de cartes disponibles dans le jeu. Chaque tour, il est possible de jouer des cartes (qui ont des effets) chez soi ou chez son adversaire, sachant que la première carte de la chaîne reste cachée jusqu’à la fin de la partie. Il y a aussi des cartes joker permettant de choisir la famille à laquelle elle appartient. Un très bon jeu assez rapide.

Nous avons aussi joué à Age of Dirt. Dans ce jeu, les joueurs incarnent des chefs de clan à l’époque de l’age de pierre. C’est un jeu de placement d’ouvriers « stupides »… Et oui, il faut envoyer des ouvriers cueillir des plantes ou chercher des pierres, mais ils arrivent qu’ils se perdent en chemin et ramènent des choses que vous ne leur aviez pas demandé !Un jeu familial très fun au mécanisme bien trouvé !

Il n’y avait malheureusement pas de table pour jouer chez Eagle-Gryphon Games, mais nous avons pu admirer le tout dernier Vital Lacerda, On Mars.Tous les chefs d’oeuvre du maître Lacerda était bien sûr présents sur ce stand : Escape Plan, The Gallerist, Lisboa, Vinhos

Sur le stand du distributeur allemand dlp games, nous avons essayé de trouver des places pour tester les deux nouveautés de Alexandre Pfister, Maracaibo et Newdale, mais en vain.

Pour nous consoler, nous avons joué à On the Undergroundsur le stand de l’éditeur finlandais LudiCreations, où nous avons eu droit à probablement la pire explication de règles de notre vie…Dans ce jeu, nous devons développer le métro londonien (ou berlinois selon le plateau choisi) en optimisant au mieux les déplacement des voyageurs. Le jeu est très joli, les choix intéressants mais les calculs de trajet sont un peu compliqués (un peu comme dans un 18xx).

En quête d’une table pour jouer, nous avons vu le stand préféré de Manu : tous les 18xx possibles et imaginables réunis sur un seul stand !En chemin, nous nous sommes arrêtés pour regarder une partie de Black Rose War, un jeu d’affrontement de magicien que Yoshi voulait tester.

Dans la zone consacrée aux éditeurs français, nous avons testé Big Monster, un jeu de draft de tuiles et de construction de tableau. L’originalité est que nous pouvons passer les tuiles à n’importe quel joueur n’ayant pas encore reçu de paquet de tuiles. Cela ajoute de la stratégie, mais aussi de la vitesse au draft.Cédric, Tibo et Yoshi ont bien aimé, par contre Manu n’était pas convaincu.

Tibo et Cédric ont ensuite joué à Pirates Under Fire, un petit jeu deux joueurs de placement de tuiles et de majorité dans l’univers de la piraterie. Nous avons eu le plaisir de rencontrer les créateurs Marco Canetta et Stefania Niccolini, à qui nous devons aussi l’excellent Railroad Revolution.

Yoshi et Manu se sont baladés et on vu trois jeux : Orchard Ocean, un petit jeu de placement de tuiles et de gestion de ressources par un petit éditeur japonais. Le matériel est tout mignon !Coloma, un jeu de placement d’ouvriers simulant la ruée vers l’or en Californie en 1849.Chartered, un jeu d’investissement (achat d’actions) se déroulant au 17e siècle à Amsterdam.

Après la fin du salon, nous avons été prendre l’apéro chez Blue Orange. Nous avons rencontré plein de gens super sympas, mais surtout Tatiana de Girl dot Game qui a eu la gentillesse de relayer des informations sur la Coupe de France Terraforming Mars sur les réseaux sociaux.N’hésitez pas à faire un tour sur sa chaine Youtube !

Et voilà, 2 jours bien remplis et un week-end bien trop court ! À refaire l’année prochaine.

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