• Jeu : Sword of Rome
  • Editeur : GMT Games
  • Type : stratégique piloté par les cartes en point à point
  • Joué : à la maison, chez Bertrand
  • Joueurs :
    • Bertrand joue les Gaulois en bleu foncé,
    • Christophe joue les Étrusques en jaune et les Samnites en vert,
    • Nicolas joue les Grecs en bleu clair,
    • Philippe joue les Romains en rouge.
  • Dates et durée : partie jouée le 22 mai 2021 sur 8h30 de jeu environ

Voici la situation au départ en 386 avant Jésus-Christ. Les carthaginois sont solidement implantés en Sicile, face aux grecs. Rome doit faire face aux Volsques d’Antium, épine dans le pied du romain au départ du jeu. Étrusques et Samnites encadrent le territoire des romains, mais ils sont globalement faibles au début du jeu. Le Gaulois (nommé cisalpins ici car vu d’Italie) est sur ses positions de départ, prêt à tout piller !

Situation au setup

Tour 1 de 386 à 374 av. J.-C.

Comme souvent, c’est le gaulois qui est le plus actif au début du jeu. Il part piller quelques territoires Etrusques et Samnites, et parvient ainsi à engranger un premier point de départ. Ils laissent faire pour le moment: le pillage des territoires Samnites étant sans conséquences. Le Romain réussit à mater les Volsques à Antium, mais est menacé sur ses frontières nord par les Gaulois et les Etrusques. Il parvient cependant à contrôler la situation les repousse. Le Grec profite de ce tour pour monter la loyauté de ses villes, car ses généraux lui coutent cher en loyauté chaque tour.
Sur la dernière activation, le Romain amène un général pour faire le siège de Naples, grecque. Un pari risqué, mais lors de la phase de rédition, il active ses réseaux à Naples, et des traîtres grecs acquis à la cause de Rome se rebellent dans la cité, faisant monter le siège de 2 points. Naples est proche de tomber !
C’est le Gaulois qui sort en tête de ce premier tour avec 8 points de victoire.

Situation à la fin du Tour 1: Rome met le siège à Naples

Tour 2 de 373 à 362 av. J.-C.
Dès le premier round du tour, les Grecs reprennent le contrôle de Naples via une carte spéciale qui abaisse un siège de 2 niveaux. Tout est à refaire pour le Romain, qui joue de malchance. D’autant plus que les Etrusques et les Gaulois mettent le siège sur Sutrium et Narnia au même moment. Le Romain doit donc lever le siège de Naples pour rapatrier ses légions au nord. Trop tard, les Gaulois mettent à sac Narnia (pour 1 VP supplémentaire), et les Etrusques parviennent à maintenir le siège sur Sutrium et à prendre le contrôle de la cité.
Le Gaulois, une fois Narnia rasée, se replie en pillant quelques espaces Etrusques supplémentaires, pour arriver à 10 PV. Il est en mesure d’obtenir la victoire automatique, et joue sa carte joker, ce qui oblige le romain à la contrer.
Le grec, de son côté, soulagé de voir le siège de Naples levé, assure ses arrières et soumet les tribus à Consentia.
Le Gaulois passe proche de la victoire automatique sur ce tour, ce ne sera pas la dernière fois. L’Etrusque engrange un point de victoire supplémentaire, tandis que le Romain va devoir rattraper son retard.

Situation à la fin du tour 2. Le romain a pu reconstruire Narnia, mais Sutrium est tombée face aux Etrusques. Grecs et Gaulois se renforcent face aux Carthaginois et aux Transalpins, qui deviennent menaçant.

Tour 3 de 361 à 348 av. J.-C.
Un tour sanglant. Dès le début du tour, le Romain, qui a construit au tour précédent des galères, tente un débarquement en Sardaigne. Interceptés par les Carthaginois qui dominent les mers, les troupes sont obligés de retourner à Rome. Ils parviennent cependant dans les rounds suivant à reprendre le contrôle de leur cité de Sutrium en battant le général Etrusque. Pendant ce temps, les Grecs, voyant que le Romain est bien occupé avec les Etrusques, prennent le problème carthaginois à bras le corps. Timoleon arrive en force à Lilybaeum (Sicile), bat les troupes puniques, et met le siège sur la ville.
Au nord, les Gaulois continuent leur œuvre de destruction. Après avoir maté dans le sang une incursion de Gaulois transalpins, ils pillent Samnites et Etrusques et engrangent les points de victoire. Leurs raids victorieux et deux victoires contre les Etrusques et les Romains les amènent à nouveau à portée de la victoire automatique, ce qui oblige les Etrusques, dans leur dernière activation, à aller à Gênes pour les empêcher de l’emporter. Le Gaulois cause décidément bien du soucis aux autres joueurs sur ce début de partie.

Situation à la fin du Tour 3. L’Etrusque est obligé de quitter Pisae pour empêcher le Gaulois de l’emporter.

Tour 4 de 347 à 336 av. J.-C.
Les Gaulois continuent de menacer, ce qui oblige Romains et Etrusques à s’allier. L’incursion étrusque à Gênes à la fin du tour précédent ont laissé le champ libre à Pise. Les pillards gaulois, attirés par l’or des tombeaux étrusques, sautent sur l’opportunité et mettent Pise à sac. Encore une fois, la victoire automatique tend les bras aux Gaulois ! Cette fois-ci, ce sont les Romains qui s’y collent, et qui sont obligés d’envoyer un fort détachement à Patavium, qui s’empare de la localité mais est désormais isolé.
Le Samnite ne s’y est pas trompé et, bien qu’allié via les Etrusques aux Romains, en profite pour frapper Rome dans le dos au sud pour prendre le contrôle de Capoue. Le calvaire du Romain ne fait que commencer …
Pendant ce temps, le Grec se tient à l’écart de la mêlée. Il réussit son siège à Lilybaeum et prend le contrôle de la ville. Le problème Carthaginois est sous contrôle pour le moment : il va engranger 1 point de victoire par tour désormais.

Situation à la fin du Tour 4. Le romain a sacrifié un détachement au nord pour le bien commun, et le Samnite le poignarde dans le dos à Capoue.

Tour 5 de 335 à 323 av. J.-C.
Maintenant que les Carthaginois sont tenus en respect, le Grec remonte dans la botte pour se frotter aux autres joueurs avec une force imposante. Le Sénat romain n’hésite pas, et envoie une puissante armée relever le défi. Celle-ci commence par attaquer le Grec (le Samnite est toujours à Capoue), et met une grosse branlée à Dyonisius, au prix de quelques pertes. Le Samnite se frotte les mains. Grecs et Romains s’entretuent devant Capoue. C’est sans compter sur les ardeurs guerrières du dictateur romain, qui, une fois les grecs battus, s’en va écraser du Samnite.
Las, il tombe dans un piège et prend de nombreuses pertes. C’est au tour du grec d’en profiter, et ce dernier met à son tour le siège sur Capoue, toujours tenue par le Samnite.
Pendant ce temps-là, le Gaulois reprend le contrôle de Patavium, et annihile littéralement l’armée romaine qui était isolée au nord. A nouveau près de la victoire, il est obligée de freiner ses ardeurs car une puissant armée de Gaulois transalpins vient de traverser les Alpes.
Le tour se fini avec le Gaulois toujours en tête 10 PV, mais désormais talonné par le Grec 9 PV, et par l’Etrusque/Samnite 8 PV. Le romain est à la peine avec seulement 4 VP.

Tour 5. C’est désormais le Grec qui menace Capoue, toujours tenue par les Samnites. Au Nord, le Gaulois a fait le ménage à Patavium, mais doit encore faire face à une incursion transalpine.

Tour 6 de 309 à 272 av. J.-C.

Le Sénat doit prendre des mesures fortes, et décide de donner temporairement les pleins pouvoir à un dictateur, qui s’en va immédiatement au-devant des forces grecques et samnites avec une nouvelle armée. Le Gaulois, une fois les transalpins battus, et trop content de voir à nouveau les troupes converger loin de ses terres, offre même plusieurs troupes au Samnite. Ce dernier les accepte avec plaisir, mais immédiatement après ordonne à ses alliés Etrusques d’aller prendre Gênes au Romain. Ne jamais faire confiance à un Etrusco-Samnite …
A Capoue, le dictateur romain s’en va tenter de lever le siège. La bataille est à nouveau sanglante, et les romains sont sur le point de perdre jusqu’à que la garde prétorienne du dictateur se sacrifie (et lui avec) pour renverser de justesse le cours de la bataille. Capoue est à nouveau romaine ! Encouragés par cette victoire, les légions attaquent les Samnites, mais se font encore une fois découper dans les montagnes. Le Grec ne pourra pas profiter de la situation. En effet, en Sicile, les Carthaginois ont reconstitué leurs forces et menacent de reprendre Lilybaeum. Le Gaulois, lui, rate à nouveau la victoire à cause de Gênes … alors qu’il avait réussi à prendre 1 VP supplémentaire en occupant des terres au sud de la botte (pour Toutatis).
Gaulois 11 VP, Grecs 10 VP et Samnites 9 VP sont en mesure de l’emporter désormais, alors que Rome 4VP voit ses espoirs de conquête diminuer après chaque tour.

Fin du Tour 6. Les carthaginois menacent la Sicile. L’Etrusque empêche à nouveau le Gaulois de l’emporter, alors que Rome reprend Capoue.

Tour 7
Les trois joueurs de tête peuvent l’emporter, et ils vont tout donner dans ce tour. Le Grec commence par essayer de déloger l’armée carthaginoise de Sicile, sans succès. C’est une énorme défaite grecque. Ce dernier reporte alors ses efforts au nord.
Pour le Gaulois, il ne manque qu’un petit point de victoire, mais il n’a plus guère de territoire à piller ni de cité sans défense. Il se contente donc de reprendre Gêne à l’Etrusque.
Le Romain doit lui tenter le tout pour le tout. Il contourne l’Etrusque pour attaquer Pisae, et force une retraite étrusque. Il abandonne ensuite le siège pour poursuivre la faible armée étrusque en rase campagne, et l’annihiler. Grossière erreur, c’est l’armée romaine qui se fait massacrer à Populonium, il n’y aura aucun survivant.
Plus au sud, le Romain tente à nouveau le tout pour tout et s’en va face au Samnite. Mais le chemin de croix romain se poursuit. Bataille après bataille, ses légions se font écraser par les Samnites. Ces derniers en profitent pour prendre Velitrae et Praeneste, et mettent même le siège devant Rome.
Le Grec doit compenser la perte de Lilybaeum en Sicile. Il met donc le siège devant Capoue, qui finit par tomber.
Reste le siège de Rome. Dans la dernière phase du jeu, le Samnite peut l’emporter, mais malheureusement, il ne parvient pas à faire tomber Rome, et doit se contenter de ses autres prises.

Tour 7: Rome n’est plus, victime des ambitions samnites et grecques, et de brutaux combats en Etrurie.

Fin du jeu
L’heure du couvre-feu approchant, il est décidé de mettre fin à la partie à la fin du 7ème tour. Gaulois, Etrusques/Samnites et Grecs sont exæquo à 11 VP. Rome est définitivement hors jeu avec … un unique point de victoire VP (et passera à 0 au tour suivant).
Au vu de l’œuvre gauloise tout au long du jeu, et de sa position en tête en cas d’égalité, il est décidé d’accorder à victoire au Gaulois. Merci Bertrand pour avoir accueilli cette partie, riche de rebondissements. Rome prendra sa revanche à la suivante…

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