Les Ludophiles d’Asnières et d’Ailleurs étaient à l’Open de Paris des Jeux d’Histoire. Bon ok en fait j’étais le seul membre de la section wargame Seine2Guerre des Ludophiles. Malheureusement je suis tombé dessus que très tardivement (merci tout de même Fred pour l’alerte). Quoiqu’il en soit comme j’avais déjà raté les deux premières éditions de cette messe, et j’ai tout mis en œuvre pour au moins y aller une journée sur les deux et demi. Enfant casé me voici parti dimanche pour le dernier jour de l’Open.

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Oui précision qui a son importance, le jeu d’histoire est la traduction de wargame en français.

En plein Paris métro St-Georges, pas loin d’Asnières pour ne rien gâcher, je découvre la belle bibliothèque Thiers. J’ai pourtant travaillé deux ans dans le coin mais je n’avais jamais réalisé la présence de ce bâtiment qui reste discret de l’extérieur. L’intérieur au contraire est beau, vaste et d’époque.

Les deux étages de la bibliothèque sont entièrement occupés par les éditeurs, les tournois et les parties libres. J’entre dans le paradis du wargamer.

Dès l’entrée des jeux sont en ventes de la boutique Le Damier de l’Opéra que je ne connaissait pas mais qui va gagner à l’être puisque en plein 9éme arrondissement rue Lafayette ! J’ai été fort, je n’ai pas fait d’achat (phrase à l’attention de ma femme si elle lit ce compte-rendu).

Gulf Strike à l'OPJHJe monte à l’étage vers les parties libres et je tombe sur mon tout premier premier wargame Gulf Strike ! L’émotion passée, je reste au bord de la nausé suite à la contemplation trop longue des graphismes de l’époque ; on a quand même bien fait des progrès depuis. Je me pose ensuite devant une partie (libre) de deux sympathiques wargamers des 13em Stratèges qui m’accueillent avec bonne humeur. Ils font un No Retreat! The Russian Front que je dois justement poser pour la première fois sur ma table en octobre. Le temps de faire un tour de jeu complet avec eux, soit une bonne heure, me permet de comprendre quelques spécificités du jeu, merci à eux.

Je repars faire un tour des parties libres et croise des jeux inconnus : Gorizia 1916: La sesta battaglia dell’Isonzo grosse densité de bataillons par hexagone et petits pions d’un demi pouce, Carthage: The First Punic War, un GMT à l’ancienne de 2005 que je ne connaissais pas. Très différent de mon adoré Sword of Rome (qui n’est pas présent) d’après les deux joueurs. Deux tables de Colonial Twilight le COIN de GMT sur la guerre d’Algérie sont posées, visiblement il a la côte.

La partie libre la plus impressionnante est une bataille napoléonienne, la carte doit faire 4 mètres sur 2 et a été agrandie. Sans doute un Rising Eagles mais c’est à confirmer. Tous les pions cartons ont été convertis en pions de bois, carrés et plat. C’est juste incroyablement beau et impressionnant.

La salle des tournois Un rapide passage dans la grande salle des tournois. Le temps de dire bonjour à deux têtes connus de la Horde d’Or qui participent au tournoi DBA. C’est la compétition ici sur : Napoleon’s Triumph (magnifique ce jeu au passage), Twilight Struggle (les plus concentrés en fait), Les Rois Francs, Heroes of Normandie, Conflict of Heroes et Opération Commando.  C’est studieux et ça joue sérieux, pas le temps de causer alors je repars au rez-de-chaussée les éditeurs.

878 VikingsPassant du côté d’Asynchron je me fais alpaguer et me pose devant un 878 Les Vikings en prototype et en cours de traduction. Le jeu utilise les mêmes règles que 1775 Rebellion et 1812 L’Invasion du Canada, donc du simple et efficace avec des dès. Je suis Bersekers Viking et avec mon coéquipier Viking ont massacre des l’Anglo-Saxon à la hache pendant plusieurs années. Oui, on a bien pris aussi sur les contre-attaques et on pense même perdre. C’était sans compter sur l’arrivée de la vague d’invasion d’Ivar le Désossé et nous remportons in-extremis en milieu de partie après avoir joué nos deux traités de paix. Le jeu est un mélange de Britannia et de 1775 Rébellion pas désagréable mais attention si vous n’êtes pas chanceux aux dès, ça peut devenir pénible.

Un rapide passage par les éditeurs me font remarquer des jeux prometteurs : l’explication du Denis Sauvage le créateur de Napoléon 1806 de Shakos game est convaincante et il semble bien qu’on soit en présence d’un mélange de Friedrich avec des cartes à la Combat Commander le tout jouable en 1 à 2h. Du même éditeur un prototype avec une mécanique qui semble identique sur les premier mois de la première guerre mondiale me semble fort intéressant également. La carte m’interpelle car c’est celle de Grand Illusion auquel j’ai joué cet été. Je discute avec le concepteur Julien Busson et me fait enrôler comme bêta testeur avec plaisir.

Dans la même salle, des enfants de 8 à 12 ans qui font des parties de Mémoire 44 de Days of Wonder. Finalement je regrette de ne pas avoir pris mon fils il aurait pu aussi y jouer. Et surtout je regrette de n’avoir eu qu’un seul jour. Faute de temps je ne peux que survoler les stands, les autres éditeurs présents étaient Ajax Games, Hexasim, VaeVictis, NUTS PublishingTaktyka i Strategia, Devil Pigs, Mythic Games, Pergames Editions.

Un grand merci aux organisateurs. Je ferai à minima le deux jours et même le vendredi si je peux. J’ai adoré discuter avec tous ces wargamers qui ont la même passion, l’ambiance était conviviale et l’organisation au top.

Pour un compte rendu plus complet je vous recommande l’article de la Gazette du Wargamer qui eux y était les deux jours et demi.

OPJH 2017 fascicule

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